Mouvement à Quartz

Le principe :

Le mouvement à quartz puise son énergie dans une pile électrique. La stimulation électrique engendre des vibrations mécaniques qui, mises en forme et associées à un moteur synchrone, entraînent le mouvement des aiguilles de votre garde-temps.

Une pile de montre a une durée moyenne de vie de deux ans. Nous vous conseillons donc de la changer rapidement après l’arrêt de votre montre pour éviter qu’elle ne coule et n’endommage le mécanisme de votre garde-temps.
Un peu d’histoire :

C’est en 1880 que les physiciens Pierre et Jacques Curie découvrent l’effet piézoélectrique du quartz. Ce cristal peut en effet générer des charges électriques à sa surface quand il subit des forces mécaniques.

La Première horloge utilisant cette énergie est mise au point par Warren Morrison et J.W. Horton en 1928. Cette horloge, constituée de tubes électroniques, avait les dimensions d’un réfrigérateur.

La Première montre-bracelet à quartz apparaît en 1967 sous le nom de Bêta 21 au Centre électronique horloger de Neuchâtel. Mais c’est Seiko qui commercialisera la première montre à quartz en 1969 : la 35SQ.

Mécanisme à remontage manuel

Le principe :

Un mouvement à remontage manuel se compose de 80 pièces environ.

En remontant la tige du remontoir, le ressort du barillet s’enroule permettant à votre garde-temps de se charger en énergie. Cette énergie est ensuite transmise en continu aux différents rouages et engrenages du mouvement permettant ainsi à votre montre de fonctionner.

Un petit verrou empêche le ressort-moteur de se détendre par le biais du système de remontoir. Le système d’oscillation et de régulation qui assure la marche du temps se compose du balancier et du ressort-spiral correspondant, ce que l’on appelle « l’âme » de la montre mécanique.

Ce type de montre nécessite donc d’être remontée régulièrement et manuellement.
Un peu d’histoire :

Ce mécanisme d’horlogerie a été rendu possible grâce à l’invention du ressort-moteur qui date de la fin du XVème siècle. Le perfectionnement du savoir-faire artisanal et les progrès techniques ont permis de miniaturiser ce mécanisme pour l’intégrer dans des garde-temps portables. Mais c’est l’invention du remontoir à couronne qui donnera véritablement naissance à la montre de poignet moderne. En effet, jusqu’à cette date, le ressort-moteur se remontait à l’aide d’une clef après avoir réglé les aiguilles.

En mars 1838, la maison Louis Audemars présente sa première montre à gousset à remontoir à couronne. La technique, dont l’invention est attribuée à l’Anglais Thomas Priest, est perfectionnée par les fils de Louis Audemars au cours des années suivantes. On sait qu’à la même époque, Patek et Czapek ainsi que Charles Antoine LeCoultre travaillent également sur ce système. Ce dernier présente vers 1847 la version la plus aboutie des inventions de Priest. Mais c’est Jean Adrien Philippe, inspiré des travaux de Bréguet et Adolphe Nicole, qui réalisera le meilleur système pour lequel il obtiendra un brevet en 1861. C’est à lui que nous devons la couronne de remontoir telle que nous la connaissons aujourd’hui et qui permet de fabriquer des mouvements particulièrement plats.

Mécanisme à remontage automatique

Le principe :

Ce sont les mouvements de votre poignet qui font tourner une masse oscillante appelée aussi rotor. En tournant sur elle-même, celle-ci entraîne un jeu d’engrenages qui sert de réducteur mécanique. En transformant les mouvements rapides de la masse d’oscillation en mouvements plus lents, le couple supérieur permet de tendre le ressort-moteur. D’autre part, ce même jeu d’engrenages permet au rotor de remonter la montre indépendamment du sens de rotation grâce à un mécanisme à encliquetage interne qui fait en sorte que le différentiel qui démultiplie la vitesse de rotation tourne toujours dans le même sens. La masse oscillante doit ainsi avoir une grande inertie pour être efficace. C’est pourquoi, elle est souvent en platine, en or ou en carbure de tungstène.

Ainsi, lorsque votre montre n’est pas portée pendant plusieurs heures, la réserve de marche s’épuise et votre garde-temps peut s’arrêter. Il faut donc la remonter manuellement avant de la porter à nouveau.

J’attire votre attention sur le fait que tout mouvement violent peut entraîner un désaxage de la masse oscillante. C’est pourquoi je vous conseille de retirer votre montre si vous pratiquez des sports comme le golf ou le tennis.

Un peu d’histoire :

Certaines sources attribuent l’invention de ce mécanisme au Suisse Abraham Louis Perrelet qui présente en 1770 sa montre à « ébranlements » avec masse d’oscillation à pendule qui montait et descendait pendant la marche et approvisionnait ainsi le ressort en énergie. Il présenta également un mouvement au-dessus duquel un rotor générateur d’énergie tournait pratiquement en silence.

D’autres sources attribuent cette invention au Liégeois Hubert Sarton à peu près à la même période. On sait qu’Abraham-Louis Bréguet travaillait également sur un mouvement perpétuel. Mais ce mécanisme était destiné à équiper des montres de gousset.

Le système est repris par Léon Leroy en 1922 sur une série limitée de montres-bracelets. Mais c’est John Harwood qui mit au point un mouvement automatique pour lequel il déposa un brevet en 1924. Quelques modèles de garde-temps à mouvement automatique virent ensuite le jour sans connaître le succès avant la « Perpetual » de Rolex en 1932 qui présentait un mouvement novateur avec un remontoir de rotor tournant dans un seul sens.

A partir de 1948, Eterna perfectionna le système avec un rotor fonctionnant dans les deux sens. Dans les années 50, les indications de la réserve de marche ont augmenté la confiance en l’efficacité des systèmes de remontoir automatique.

En 1954 est inventé le « micro-rotor » qui permit de diminuer l’épaisseur des mouvements jusqu’à 2,3 mm voire 2,08 mm en 1978 avec le mouvement extra-plat mis au point par Jean Lassale.


Mouvement Kinétique

Afin de bénéficier de la précision de la régulation à quartz, il existe une montre dans laquelle les oscillations du rotor sont amplifiées par un jeu d’engrenages pour actionner un générateur qui recharge la batterie de la montre. Un des exemples les plus connus est celui du système Kinetic de l’horloger Seiko qui permet de garder la montre à l’heure pendant 4 ans.


Chronomètre

Le terme protégé de « chronomètre » est attribué à une montre munie d’un affichage de la seconde et dont le mouvement a passé avec succès le contrôle de son exactitude par un organisme officiel neutre, le COSC (Contrôle Officiel Suisse des Chronomètres), pendant plusieurs jours, dans cinq positions et à trois températures différentes. Chaque chronomètre est ainsi unique et identifié par un numéro gravé sur son mouvement et un numéro de certification délivré par le COSC.

Le COSC, a été créé en 1973 par cinq cantons horlogers, Berne, Genève, Neuchâtel, Soleure et Vaud, et par la Fédération de l’Industrie Horlogère Suisse. Il regroupe des laboratoires qui avaient été établis indépendamment les uns des autres dès la fin du XIXème siècle. Association à but non lucratif, il vise à promouvoir le chronomètre et à entreprendre toute action juridique visant à défendre et protéger ce titre sur le plan international.

Toutefois, nous attirons votre attention sur le fait qu’une montre peut être tout aussi précise sans avoir été contrôlée par le COSC puisque les marques procèdent elles aussi à des contrôles de qualité comme les 1000 heures de test effectués par Jaeger-LeCoultre.


Complication

En horlogerie, une complication est une fonction autre que l’affichage de l’heure, des minutes et des secondes.

Les complications regroupent les fonctions astronomiques (phase de Lune, quantième annuel ou perpétuel…), les fonctions pratiques (chronographe, répétition…), les fonctions techniques (date rapide, tourbillon). Ajoutés au mouvement, ces modules témoignent du haut savoir-faire horloger.

Parmi les montres les plus complexes, nous pouvons citer :
- La référence 57260 de Vacheron-Constantin : 57 complications dans une montre de poche double cadran réalisée par trois maîtres horlogers et demande pas moins de 8 années de travail.
- « L’Aeternitas Mega » de Franck Muller : 1413 pièces et 36 complications dans une montre-bracelet.
- Le Calibre 89 double face de Patek Philippe : 33 complications dans une montre de poche.


Chronographe

Le principe :

La fonction chronographe est une fonction permettant de mesurer à la demande des temps courts. La montre chronographe possède en général deux ou trois cadrans appelés aussi compteurs : un pour le comptage des secondes, un pour les minutes et un pour les heures. La trotteuse est le plus souvent une aiguille centrale qui s’ajoute à celle des minutes et des heures.

La plupart des chronographes ont deux poussoirs pour activer différentes fonctions : un poussoir à 2h qui enclenche le comptage et l’arrête en appuyant une seconde fois dessus (fonction départ/arrêt) et un poussoir à 4h pour la remise à zéro. La présence de compteurs des minutes et des heures permet de totaliser le nombre de tours effectués par l’aiguille du chronographe.

On parle de chronographe monopoussoir quand il n’y qu’un poussoir pour assurer les différentes fonctions.

Un peu d’histoire :

« Ô temps, suspends ton vol », écrivait le poète.

Au début du XIXème siècle, est inventée la montre à gousset à aiguille des secondes pouvant être arrêtée. Le problème était que le mouvement s’arrêtait également.

En 1821, l’horloger parisien Rieussec dépose un brevet pour une « écriture du temps » (chronos/graphos) qui notait les intervalles de temps sous forme de tirets et de points apposés à l’encre sur un cadran rotatif.

En 1831, la première montre de gousset permettant d’arrêter et de faire repartir l’aiguille des secondes sans arrêter le mouvement apparaît. Mais il faut d’abord amener l’aiguille à sa position de départ.

En 1844, Adolphe Nicole invente un petit disque en forme de cœur qui permet de remettre immédiatement à zéro l’aiguille des secondes et celle de comptage pour les minutes et les heures depuis n’importe quelle position.

En 1862, le premier chronographe apparaît. Il s’agit d’une montre avec un dispositif supplémentaire permettant de faire démarrer, d’arrêter et de remettre à zéro l’aiguille du chronographe placée en général au centre du cadran. L’échappement composé d’une quarantaine de pièces n’est couplé au mouvement de la montre qu’en cas de besoin et n’affecte donc pas l’indication des heures.

Mais il faut attendre 1910 pour voir le premier chronographe de poignet.

En 1933, Breitling invente les chronographes à deux poussoirs.

En 1969, on trouve les premiers chronographes automatiques avec Breitling, Hamilton-Buren et Heuer simultanément.

À noter que Zénith « El Primero » présentant un calibre de chronographe classique à montage intégré avec rouage de communication et rotor central est de nouveau fabriqué depuis 1986.


Chronographe à rattrapante

Le principe :

Le chronographe à rattrapante est une montre chronographe munie d’une aiguille supplémentaire au centre, dite aiguille de rattrapante, superposée à celle du chronographe, que l’on peut arrêter pendant la marche de cette dernière pour lire un temps intermédiaire et ensuite lui faire rattraper l’aiguille du chronographe par un mécanisme de synchronisation. Il est ainsi possible de mesurer plusieurs évènements ayant le même point de départ mais pas la même durée.

Les montres chronographes à rattrapante sont dotées d’un système de débrayage muni de pinces qui servent à mettre en contact ou désolidariser le mobile de chronographe et le mobile de rattrapante. Ce mécanisme suppose donc un poussoir supplémentaire.

Ainsi, quand le poussoir du chronographe est actionné, l’aiguille de rattrapante reste superposée à la trotteuse. Il en va de même si la trotteuse est arrêtée ainsi que lors de sa remise à zéro. Si on actionne le poussoir supplémentaire de la rattrapante, l’aiguille de rattrapante s’arrête tandis que la trotteuse continue sa marche. Une deuxième pression sur le poussoir de la rattrapante ramène l’aiguille de rattrapante sur la trotteuse, les deux aiguilles marchant à nouveau superposées jusqu’à une troisième pression sur le poussoir de rattrapante qui immobilise à nouveau l’aiguille de rattrapante.

En général, les chronographes à rattrapante sont munies de deux aiguilles pour les secondes ce qui ne permet de mesurer les différents de temps entre des évènements supérieurs à 59 secondes. Toutefois, certains garde-temps, comme la Double Split de Lange & Söhne par exemple, possède une rattrapant sur le registre des minutes permettant de mesurer des différences de temps jusqu’à 29 minutes et 59 secondes.

Un peu d’histoire :

La première montre de ce type a été conçue par l’horloger Winnerl en 1831 avec une aiguille mono-rattrapante : une seule trotteuse centrale peut être immobilisée puis elle rattrape simultanément le temps écoulé une fois remise en marche.

En 1838, on voit apparaître le système de double aiguille.

Date

Le principe :

En horlogerie, la date se nomme quantième. On parle de triple quantième quand en plus de la date, on trouve sur la montre l’indication du jour de la semaine et le mois.

Il existe deux formes d’indication : par disques dans un guichet appelé guichet date, plus facile à lire, appelé aussi dateur, ou par aiguilles sur le cadran.

Cette fonction ne prend pas en compte les différentes durées des mois et nécessite donc un réglage manuel pour les mois en 30 ou 28 jours. Seule l’indication du jour de la semaine ne pose pas de problème puisque sa séquence ne change naturellement jamais.

Un peu d’histoire :

Vers 1915, apparaît les premières indications de date sur le cadran des montres.

En 1932, l’horloger suisse Solvil présente sa montre « Calendar » qui indique la date à l’aide de deux disques, l’un pour les décimales et l’autre pour les unités.

En 1994, apparaît la « Grande Date », indication de la date facile à lire et baptisée ainsi par A. Lange & Söhne.

Par mesure de précaution, je vous conseille de ne jamais régler la date  ou n’importe quelle autre information d’un quantième si votre montre est entre 21h et 3h du matin car c’est à ce moment-là que le mécanisme de votre garde-temps se met en branle pour changer la date, le jour, le mois, etc. Toute tentative de réglage pourrait alors endommager le mouvement de votre montre.


Date rapide

Cette fonction permet un réglage direct de la date sans changement d’heure, en tirant la couronne de remontoir.

Échelle tachymétrique / télémétrique / pulsométrique / décimale

Échelle tachymétrique

On trouve l’échelle tachymétrique sur le réhaut du cadran ou sur la lunette, souvent sur des montres d’inspiration automobile comme les modèles Daytona.

Sa fonction est de participer au calcul de la vitesse d’un corps en mouvement sur une distance donnée. On pourra lire l’information indiquée par l’aiguille du chronomètre sur l’échelle tachymétrique pour connaître sa vitesse moyenne.

Si l’on prend l’exemple d’une voiture, pour connaître sa vitesse moyenne, il faut deux repères fixes comme des bornes kilométriques. Le chrono est lancé au passage de la première borne et arrêté au passage de la seconde. La trotteuse du chronographe indique alors sur l’échelle tachymétrique le nombre de kilomètre à l’heure.



Échelle télémétrique

Sur le même principe, on trouve l’échelle télémétrique, l’échelle pulsométrique et l’échelle décimale.

Le télémètre sert à calculer la distance séparant un événement de son observateur grâce à la vitesse du son, par exemple pour déterminer la distance géographique d’un éclair en prenant comme repères le moment où ce dernier apparaît et le moment où le son est entendu.



Échelle pulsométrique

Le pulsomètre, qui équipe les montres dites « médicales », permet de connaître le nombre de pulsations cardiaques à la minute d’un individu. Pour cela, on lance le chronographe, on compte 15 ou 30 pulsations, en fonction de la graduation inscrite avant de l’arrêter. La trotteuse donne alors le nombre de pulsations à la minute.



Échelle décimale

L'échelle décimale permet quant à elle de décompter les heures, les minutes en centièmes.

Équation du temps

Cette fonction affiche la différence entre le temps solaire « vrai» (celui de la nature) et le temps solaire moyen (celui de nos sociétés) souvent associée à d’autre affichages astronomiques comme la carte du ciel.

Il existe deux modes d’affichage de l’équation du temps. Le premier par une aiguille avec par exemple un soleil qui indique la différence actuelle sur une échelle de plus ou moins 15 minutes, à la charge de l’observateur de faire le calcul pour connaître l’heure solaire. Le seconde présente une équation du temps dite marchante, ce qui signifie qu’une deuxième aiguille des minutes, toujours avec un soleil, donne directement l’heure solaire.


Flyback

Le principe :

La fonction Flyback ou Retour en Vol est une fonction additionnelle du chronographe qui permet sa remise à zéro instantanément. Sans cette fonction, il faut repasser par trois étapes : le lancement de la mesure, l’arrêt puis la remise à zéro.

Ainsi, il est possible de lancer instantanément un nouveau chronométrage lorsque le chronographe est déjà en marche et ce, sans en interrompre la marche. Pour cela, il suffit de presser le bouton poussoir de l’aiguille du chronographe situé généralement à 4h pour remettre l’aiguille du chronographe à zéro et lancer un nouveau chronométrage.

Un peu d’histoire :

Fonction inventée par Longines en 1936, elle a été développée pour les pilotes d’avion pour un meilleur suivi de leur plan de vol. En effet, ce mécanisme sert surtout à la navigation quand il s’agit de mesurer rapidement des segments de temps successifs.


GMT / Dualtime

Le principe :

La fonction GMT, ou Greenwich Meridian Time, donne l’heure solaire moyenne au méridien de Greenwich, méridien d’origine des longitudes, traversant l’Observatoire Royal de Greenwich. Le sigle GMT est ainsi utilisé pour désigner les montres qui indiquent un second fuseau horaire sur leur cadran (pas forcément celui de Greenwich).

La fonction GMT, ou Dualtime, permet donc de lire deux fuseaux horaires simultanément. Le deuxième fuseau peut être indiqué par une seconde aiguille ou par un compteur gradué de 1 à 24.

Un peu d’histoire :

Au XIXème siècle, à l’époque de l’industrialisation, du développement des transports et de l’accélération de la vitesse permettant de parcourir de grandes distances en moins en moins de temps, il a fallu trouver une solution au chaos des heures. L’ingénieur en chef de la Canadian Pacific Railway, Standfort Fleming, proposa alors 24 fuseaux horaires définis dans lesquels on utiliserait respectivement la même heure. Lors du passage d’un fuseau horaire à un autre, il suffirait d’avancer ou de retarder sa montre d’une heure. Le point de départ du méridien horaire est choisi à Greenwich, adopté par la Suisse en 1883 puis par la France en 1892.

L’heure moyenne de Greenwich a servi de référence temporelle dans le monde pendant la majeure partie du XXème siècle avant d’être remplacée par le Temps Universel Coordonné en 1972.


Heures du monde / Heure Universelle / Worldtimer

Les garde-temps utilisant la fonction heure universelle peuvent indiquer, en plus de l’heure locale, 24 fuseaux horaires du monde sur le cadran. Un disque de 24 heures est relié à 24 villes indiquées au niveau du cadran. Cela permet de suivre en direct les heures des 24 villes simultanément.

Un des plus beaux exemple de montres « Worldtimer » est la référence 5130 de Patek Philippe qui indique l’heure sur les 24 fuseaux horaires du globe au moyen de deux disques concentriques : celui des villes qui permettent d’identifier les fuseaux horaires et celui des heures.


Heure sautante

Inventée par l’horloger français Blondeau dans les années 30, cette fonction n’affiche pas les heures par une aiguille mais par une petite ouverture dans le cadran de la montre et dans laquelle est affiché un chiffre qui correspond à l’heure.

On trouve souvent des affichages mixtes : ainsi, sur les garde-temps qui utilisent cette fonction, l’heure est affichée par un chiffre et les minutes et les secondes par des aiguilles.


Jour / Nuit

La fonction Jour/Nuit permet de différencier le jour et la nuit. Il peut être indiqué dans un cadran par un soleil et une Lune en fonction du moment de la journée ou par un deuxième cadran gradué de 1 à 24.


Phase de lune

La phase de Lune est une fonction qui permet de voir, grâce à un disque situé dans un petit cadran généralement à 6h, les différentes phases de la Lune selon le jour du mois. La durée d’un cycle lunaire est de 29 jours, 12 heures, 44 minutes et 2,8 secondes.

Le principe est simple : un disque orné d’étoiles et de deux Lunes sur fond bleu ou blanc représentant le ciel tourne dans un guichet. Au début de chaque lunaison, l’une des deux Lunes apparaît dans la partie gauche du guichet. Elle forme d’abord un fin croissant en émergeant derrière le cache arrondi, puis grandit progressivement au fil des jours. A la moitié de la lunaison, la Lune apparaît au centre du guichet sous sa forme pleine. Elle commence ensuite à décroître en disparaissant progressivement à droite derrière le second cache arrondi. Quand cette lune a entièrement disparu, la seconde Lune représentée sur le disque est prête à apparaître par la droite.


Quantième Annuel

Le principe :

Meilleur marché que les quantièmes perpétuels, Les quantièmes annuels permettent de connaître le jour de la semaine, la date et le mois et peuvent aussi indiquer les phases de la Lune mais ils ne prennent pas en compte ni les mois de février à 28 jours ni les années bissextiles et doivent donc être corrigés une fois par an, au début du mois de mars.

Ce mécanisme fonctionne grâce à la roue des heures qui actionne chaque jour l’indicateur du quantième par l’intermédiaire d’un rouage. La différence de durée entre les mois à 30 jours et ceux à 31 jours est prise en compte grâce à une came possédant des parties pleines et des encoches plus ou moins profondes.

Un peu d’histoire :

La fonction quantième annuel ou calendrier annuel doit son succès à Patek Philippe qui en livre une version simplifiée dans les années 1980.

Depuis 1990, IWC produit la « Grande Complication », quantième séculaire composé de 659 pièces, qui tient compte des années séculaires non bissextiles. L’ajustement du calendrier devra avoir lieu en février 2400 après quoi il sera correct jusque 2800. Pour obtenir cette précision, il a fallu réaliser un rapport de démultiplication de 1:6 315 840 000. Ainsi, en une seconde, le balancier effectue 25 278 800 000 alternances pour déplacer le curseur séculaire de 1,2 mm.


Quantième Bissextile

Cette complication prend en compte le mois de février avec ses 28 jours mais nécessite un réglage tous les quatre ans.


Quantième Perpétuel

Le principe :

Ce système permet de donner la date en tenant compte des différences de longueur des mois durant les années normales et les années bissextiles.

Ce mécanisme est composé d’une soixantaine de pièces montées sur une seule platine placée directement sous le cadran. La fonction la plus importante est assumée par la came de commutation sur la périphérie de laquelle sont programmées les différentes longueurs du mois. Ce levier de commutation principal palpe alors jour après jours pour savoir si le prochain mois commence après le 28, le 29, le 30 ou le 31.

Dans la réalité, la programmation de 3 jours bissextes en 400 ans est rarement pris en compte dans les quantièmes perpétuels dont la précision d’indication suffit pour au moins 100 ans. Néanmoins, le Genevois Svend Anderson et la maison Franck Muller ont mis au point des calendriers véritablement perpétuels prenant en compte ces 3 jours sur 400 ans…

Un peu d’histoire :

En 1764, le Londonien Thomas Mudge présente une montre à gousset avec quantième perpétuel.

Mais il faut attendre 1925 pour voir les quantièmes perpétuels équiper certaines montres de poignet.


Réserve de Marche

Le principe :

La réserve de marche est une fonction permettant d’indiquer sur le cadran le temps de fonctionnement restant avant l’arrêt de la montre. Elle est de 40 heures en moyenne. D’autres montres, plus complexes, affichent plusieurs jours d’autonomie. Certaines montres disposent d’un petit cadran qui indique la réserve de marche à la manière d’une jauge de puissance. Une fois la réserve de marche épuisée, il est nécessaire de remonter la montre pour relancer le mouvement.

Un peu d’histoire :

La première indication de réserve de marche apparaît sur les chronomètres de marine vers la fin du XVIIème siècle. L’inventeur est Louis-Abraham Bréguet à qui, décidément, nos garde-temps doivent beaucoup. Plus tard, affichage d’une réserve de marche.

Thomas Mudge avait également présenté ses premiers chronomètres de marine gradués en 1774.


Rétrograde

Le principe :

La fonction rétrograde permet à une aiguille de revenir en arrière après avoir atteint la dernière graduation.

Sur les affichages rétrogrades, les aiguilles décrivent un arc de cercle avant de revenir instantanément à leur position initiale quand elles ont parcouru l’intégralité de leur échelle pour entamer une nouvelle course.

La construction du mouvement reste le même : la montre est dotée d’un mécanisme complexe de crémaillère, cliquets et ressorts. L’affichage rétrograde est très souvent utilisé avec des affichages sautants jours et mois.

Un peu d’histoire :

A la fin du XVIIème siècle, il existait des montres de poche dont l’aiguille des heures parcourait un arc de cercle durant la moitié de la journée, puis revenait à son point de départ pour une nouvelle course. Ce mécanisme fut utilisé à la fin du XVIIIème siècle par Abraham-Louis Bréguet pour des fonctions comme la date ou l’équation du temps.

La fonction rétrograde fait son grand retour sur les montres-bracelets à la fin du XXème siècle, permettant ainsi des variations esthétiques sur les cadrans.

Parmi les garde-temps présentant le plus grand nombre d’affichages rétrogrades, on peut citer la Longines Master et la Masterpiece de Maurice Lacroix qui présentent chacun six aiguilles rétrogrades.


Montre-Réveil

La fonction réveil permet de faire retentir une sonnerie à une heure fixée moins de douze heures à l’avance.


Sonnerie à répétition

Le principe :

La fonction répétition est reconnaissable par la présence d’un verrou ou d’un poussoir en virgule situé généralement sur le côté gauche du boîtier de la montre.

A la demande et en actionnant un poussoir, la montre sonne, avec une tonalité différente, les heures, les quarts et les minutes. L’alternance de son grave et de son aigu permet, sans aucune lecture du cadran, de connaître l’heure précise : dongs graves pour les heures, ding-dong graves-aigus pour les quarts et ding aigus pour les minutes. Pour cela, deux marteaux tapent sur deux timbres.

Un timbre est une lame d’acier plus longue, fixée à l’une de ses extrémités, et qui fait le tour du mouvement. Certaines montres, dotées de trois timbres ou plus, sont appelées « sonnerie carillon » ou « sonnerie cathédrale ».

Certaines montres peuvent sonner automatiquement au passage des heures ou des quarts.

On parle de « grande sonnerie » quand le garde-temps sonne les heures et les quarts et répète les heures à chaque quart. On parle de « petite sonnerie » quand la montre sonne les heures et les quarts mais ne répète pas les heures à chaque quart.

Un peu d’histoire :

« Tout homme de statut supérieur fait se répéter l’histoire du monde comme on fait répéter une montre », écrivait Georg Christoph Lichtenberg (1742-1799), opticien et écrivain.

A la fin du XVIIème siècle, l’horloger Daniel Quare aurait été le premier à fabriquer et breveter le système de répétition dans une montre de poche.

Deux personnes déposent un brevet en même temps : le pasteur Edward Borlow et l’horloger Thomas Tompion qui obtient le brevet en 1687. Avec son mécanisme, un poussoir suffisait pour déclencher la sonnerie des heures et des quarts d’heure. En 1685, il multiplie par deux la précision de l’indication acoustique de l’heure en inventant la sonnerie à sept minutes et demi ou huitième d’heure.

En 1710, Samuel Watson invente un mécanisme qui sonne les cinq minutes les plus proches et présente ainsi sa montre à gousset à répétition à cinq minutes.

En 1750, Thomas Mudge présente sa montre à gousset qui sonne les heures, les quarts et les minutes.

En 1720, apparaît un dispositif appelé « tout ou rien » qui garantit qu’une sonnerie entre en action avec précision ou pas du tout.

Abraham-Louis Bréguet améliore considérablement le système en utilisant le ressort sonore à spiral entourant le mouvement, il a permis de construire des montres de gousset à répétition plus pates qu’avec l’utilisation de clochettes.

A la fin du XIXème – début du XXème siècle, on voit ainsi la miniaturisation des sonneries à répétition par des fabricants suisses de Genève, du Jura et de la vallée de Joux. Certains d’entre eux ont réussi à faire des mouvements de 3 mm de hauteur pour 20 mm de diamètre.


Tourbillon

Le principe :

Le principe du tourbillon dans une montre est de contrebalancer l’influence exercée par l’attraction terrestre sur la marche des montres mécaniques. Bréguet avait en effet constaté que la moindre excentricité du centre de gravité du balancier et du spiral ainsi que les différences de taux de friction accéléraient ou retardaient les oscillations en fonction de la position de la montre. Pour compenser ce phénomène, il plaça toutes les pièces déterminant la marche (balancier, spiral et échappement) dans une fine cage d’acier qui tournait autour de son propre axe une fois par minute. Ainsi, toutes les fractions de seconde perdues pendant la première moitié de minute étaient récupérées durant la seconde.

La cage de tourbillon dit « volant », inventé par Alfred Helwig en 1920, a pour spécificité d’être montée sans point de support, ce qui donne l’impression qu’elle flotte dans l’air sans être maintenue. Le mouvement 600P de Piaget est le tourbillon volant le plus plat du monde avec seulement 3,4 mm d’épaisseur.

On trouve également des tourbillons gyroscopiques mis au point par Jaeger-LeCoultre en 2004, qui évoluent sur plusieurs axes.

Un peu d’histoire :

Abraham-Louis Bréguet écrit au Ministère français de l’Intérieur le 24 floréal an II (14 avril 1801) pour demander un brevet pour son invention pour les chronomètres qu’il appelle « régulateur à tourbillon ».

En 1945, André Bornand équipe pour Patek Philippe un mouvement de montre de gousset à 13 ¼ lignes (diamètre 30 mm) d’un tourbillon et d’un échappement à ancre. Mais cette montre était destinée aux concours de chronomètres.

En 1980, Audemars Piguet présente la première montre-bracelet équipée en série d’un tourbillon.


Stop Seconde

Cette fonction permet d’arrêter l’aiguille des secondes pour une mise à l’heure précise. En effet, la course de l’aiguille des secondes est arrêtée quand la couronne est tirée permettant ainsi de régler l’heure et d’avoir un alignement parfait avec l’aiguille des minutes.